
« Le plus grand luxe d’aujourd’hui n’est pas de posséder, mais de vivre en bonne santé tout en se faisant plaisir. »
Jacques Herzog, chef pâtissier suisse
Le sucre n’est plus roi dans nos confiseries. Alors que l’industrie alimentaire suisse se transforme, une nouvelle génération de douceurs émerge. Sans sucre, mais pas sans goût. Plus saines, mais toujours gourmandes. Les ventes explosent, les innovations se multiplient. Les grands chocolatiers suisses s’adaptent, les start-ups bouleversent le marché. Diabétiques, sportifs ou simples gourmets soucieux de leur ligne : tous y trouvent leur compte. Plongez avec nous dans cette révolution gustative qui allie tradition helvétique et nutrition moderne. Votre palais vous remerciera, votre corps aussi.
La révolution sucrée se déroule sans bruit sur le territoire helvétique. Entre les rayons de nos épiceries fines et les vitrines des chocolatiers renommés, les confiseries sans sucre conquièrent la Suisse avec une force inattendue. Ce pays, pourtant berceau du chocolat de luxe et des douceurs raffinées, embrasse désormais les alternatives qui marient plaisir et santé sans compromis. Avec un marché qui pèse plus de 180 millions de francs suisses et une croissance annuelle dépassant les 6%, nous assistons à bien plus qu’une simple tendance éphémère.
Dans les laboratoires de recherche de Zurich aux ateliers artisanaux de Genève, les édulcorants naturels comme la stévia et l’érythritol transforment notre façon de concevoir la gourmandise. Les diabétiques retrouvent le plaisir des douceurs, les sportifs s’accordent des récompenses sans culpabilité, et les familles intègrent ces produits dans leur quotidien avec enthousiasme.
Les géants comme Lindt & Sprüngli rivalisent désormais avec des start-ups innovantes telles que SwissNoSugar pour capturer un marché en pleine effervescence. Le consommateur suisse, exigeant et connaisseur, ne se contente plus de produits simplement allégés – il recherche une expérience gustative authentique, des ingrédients de qualité et un engagement envers la durabilité.
De l’innovation des recettes aux nouvelles techniques de production, des défis économiques aux préoccupations environnementales, cet article vous plonge dans les multiples facettes de cette transformation alimentaire qui redéfinit notre rapport à la gourmandise. Découvrez comment la Suisse, fidèle à sa tradition d’excellence et de précision, réussit le pari audacieux de réinventer ses confiseries emblématiques sans perdre leur âme – tout en créant des centaines d’emplois et en stimulant l’innovation dans tout le pays.
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La Suisse, pays de la gastronomie et du chocolat, voit émerger un secteur prometteur qui allie tradition sucrière et innovation pour la santé. Les confiseries sans sucre représentent désormais un segment en forte croissance du marché alimentaire helvétique.
Le marché suisse des confiseries sans sucre a connu une augmentation remarquable ces dernières années, avec un taux de croissance annuel estimé à 6,2% depuis 2020. En termes de chiffre d’affaires, ce secteur représente plus de 180 millions de francs suisses en 2024, et les prévisions indiquent qu’il pourrait dépasser les 250 millions d’ici 2028. Cette progression s’inscrit dans une tendance mondiale, où le marché global des confiseries sans sucre est passé de 2,33 milliards de dollars en 2023 à une projection de 3,58 milliards d’ici 2030.
La dépense moyenne par habitant en Suisse pour les confiseries sans sucre a également augmenté, passant de 14,50 CHF par an en 2020 à environ 21 CHF en 2024, ce qui témoigne d’un intérêt croissant des consommateurs pour ces alternatives.
Les consommateurs suisses se distinguent par leur niveau d’exigence particulièrement élevé concernant la qualité des produits. Contrairement à d’autres marchés où le prix reste le facteur principal de décision d’achat, en Suisse, les critères de sélection prioritaires sont :
Cette particularité explique pourquoi les confiseries sans sucre de milieu et haut de gamme connaissent un succès plus important en Suisse que les alternatives à bas prix.
Face à cette demande croissante, les grandes enseignes helvétiques ont progressivement adapté leur offre. Migros et Coop ont ainsi élargi leurs gammes de produits sans sucre, avec respectivement plus de 120 et 150 références en 2024, contre moins de 50 en 2019.
Des chocolatiers suisses renommés comme Lindt, Cailler ou Frey ont également développé des lignes spécifiques de chocolats sans sucre ajouté, utilisant des édulcorants comme l’érythritol ou la stévia. Ces gammes représentent aujourd’hui entre 7% et 12% de leurs ventes totales en Suisse, un pourcentage en constante augmentation.
Le secteur voit également l’émergence de start-ups spécialisées comme SwissNoSugar ou AlpStevia, qui se concentrent exclusivement sur les confiseries sans sucre premium, avec un positionnement axé sur l’innovation et les ingrédients de haute qualité.
Si l’on compare la Suisse à ses voisins européens, on constate que le marché helvétique est plus mature en termes de consommation par habitant de confiseries sans sucre. Avec une dépense annuelle de 21 CHF par habitant, la Suisse se place devant l’Allemagne (16,80 €), la France (14,20 €) et l’Italie (11,50 €).
Cette avance s’explique par plusieurs facteurs, notamment un pouvoir d’achat élevé, une sensibilisation précoce aux questions de santé et une tradition chocolatière qui favorise l’innovation dans ce domaine.

L’essor du marché des confiseries sans sucre en Suisse est largement propulsé par une prise de conscience collective des enjeux de santé. Cette évolution des mentalités transforme durablement nos habitudes de consommation et redéfinit notre rapport aux douceurs.
La Confédération et les cantons ont mené ces dernières années des campagnes d’information intensives sur les risques liés à la consommation excessive de sucre. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a notamment lancé en 2021 sa campagne « Le sucre caché » qui a sensibilisé plus de 65% de la population suisse aux dangers d’une alimentation trop sucrée.
Ces initiatives ont contribué à une réduction moyenne de 14% de la consommation quotidienne de sucre par habitant entre 2018 et 2023, selon les données de l’OFSP. Les Suisses sont désormais davantage conscients que la surconsommation de sucre est associée à diverses pathologies comme l’obésité, le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires.
Bien que la Suisse affiche un taux d’obésité inférieur à la moyenne européenne (11,3% contre 17,1% pour l’UE), les tendances récentes sont préoccupantes. Entre 2012 et 2022, la prévalence du diabète a augmenté de 2,8% à 4,2% de la population adulte.
L’Enquête suisse sur la santé 2022 révèle que 67% des Suisses considèrent aujourd’hui la réduction de leur consommation de sucre comme une priorité pour leur santé, contre seulement 42% en 2012. Cette prise de conscience touche particulièrement les tranches d’âge 25-45 ans (76%) et les habitants des zones urbaines (72%).
Le Dr. Elena Bernardi, nutritionniste à l’Hôpital universitaire de Zurich, souligne que « substituer les confiseries traditionnelles par des alternatives sans sucre peut contribuer à réduire de 15 à 20% l’apport calorique quotidien d’un Suisse moyen ». Elle précise toutefois que « ces produits doivent s’inscrire dans une approche alimentaire équilibrée et ne pas servir de prétexte à une consommation excessive ».
L’Association Suisse des Diététiciens (ASDD) recommande une approche modérée, considérant les confiseries sans sucre comme « une alternative occasionnelle préférable aux produits traditionnels, mais qui ne doit pas remplacer une alimentation riche en fruits et légumes ».
La culture alimentaire suisse, influencée par ses voisins allemands, français et italiens, favorise traditionnellement l’équilibre et la modération. Cette philosophie se reflète dans l’adoption progressive des confiseries sans sucre, perçues non comme un régime restrictif mais comme une option supplémentaire dans un répertoire alimentaire varié.
La pyramide alimentaire suisse, révisée en 2022 par la Société Suisse de Nutrition (SSN), place désormais les confiseries sans sucre dans une catégorie intermédiaire, entre les douceurs traditionnelles (à consommer avec une grande modération) et les fruits (à consommer abondamment).
Cette approche pragmatique, typiquement helvétique, illustre la recherche d’un équilibre entre plaisir gustatif et considérations nutritionnelles, sans diabolisation excessive du sucre ni promotion naïve des alternatives.
La Suisse, avec sa tradition d’excellence dans l’industrie alimentaire et la recherche scientifique, est devenue un terrain fertile pour l’innovation dans le domaine des confiseries sans sucre. Des laboratoires universitaires aux chocolatiers renommés, l’écosystème helvétique foisonne d’initiatives pour créer des alternatives savoureuses et saines.
Les instituts de recherche suisses sont à la pointe de l’innovation dans le domaine des édulcorants naturels. L’École Polytechnique Fédérale de Zurich (ETHZ) abrite depuis 2019 un laboratoire dédié aux alternatives au sucre, où des chercheurs travaillent sur l’amélioration des propriétés organoleptiques de la stévia et d’autres édulcorants d’origine végétale.
Le projet « SweetAlps », mené par l’Université de Berne en collaboration avec Agroscope, a permis d’identifier 14 variétés de plantes alpines suisses contenant des composés aux propriétés édulcorantes naturelles. Parmi ces découvertes, l’extrait de gentiane alpine (Gentiana alpina) s’est révélé particulièrement prometteur, avec un pouvoir sucrant 200 fois supérieur au sucre mais sans impact sur la glycémie.
Ces recherches ont déjà abouti à 7 brevets et à la création de 3 spin-offs universitaires spécialisées dans la production d’édulcorants « Swiss made ».
La start-up zurichoise AlpSweetness, fondée en 2020, a développé une gamme d’édulcorants naturels à base de plantes alpines suisses. Leur produit phare, « AlpinSweet », est désormais utilisé par plusieurs chocolatiers et confiseurs helvétiques.
BioNoSugar, basée à Lausanne, a développé un procédé breveté permettant d’éliminer l’arrière-goût amer souvent associé à la stévia. Cette innovation a permis de créer des confiseries au goût plus authentique, qui se rapproche davantage des versions traditionnelles sucrées.
Du côté des producteurs établis, Nestlé Suisse a investi plus de 45 millions de francs dans son centre R&D de Vers-chez-les-Blanc (VD) pour développer des technologies de réduction du sucre sans compromis sur le goût. Leur technologie « sugar hollow », qui restructure les cristaux de sucre pour maximiser la sensation sucrée tout en réduisant la quantité utilisée, est désormais déployée dans plusieurs produits.
Lindt & Sprüngli, le célèbre chocolatier suisse, a lancé en 2022 sa ligne « Excellence No Sugar Added », utilisant une combinaison d’inuline de chicorée et d’érythritol pour remplacer le sucre. Cette gamme propose désormais 8 variétés différentes, des classiques noir 70% aux plus innovants comme le chocolat au lait sans lactose et sans sucre.
La chocolaterie Cailler, plus ancienne marque de chocolat suisse, a développé sa ligne « Natural Sweetness » qui utilise uniquement des édulcorants d’origine naturelle comme la stévia alpine et le sirop de yacon, un tubercule andin riche en fructooligosaccharides aux propriétés prébiotiques.
Sur le segment artisanal, le maître chocolatier genevois Philippe Pascoët a créé une collection « Zéro Sucre » primée au Salon du Chocolat 2023, combinant des techniques traditionnelles avec des édulcorants de nouvelle génération pour créer des ganaches et pralinés sans compromis sur la texture et la saveur.
Le programme national de recherche « Alimentation saine et durable » (PNR 69) a favorisé des collaborations fructueuses entre le monde académique et l’industrie. Le consortium « SweetTech », réunissant l’EPFL, l’Université de Fribourg et plusieurs acteurs industriels dont Nestlé et Hochdorf, a reçu 3,8 millions de francs pour développer des technologies de substitution du sucre applicables à l’échelle industrielle.
Le Swiss Food Research Institute coordonne depuis 2020 un programme d’open innovation permettant aux PME suisses d’accéder aux dernières avancées scientifiques dans le domaine des édulcorants. Ce programme a déjà facilité 27 transferts de technologie et contribué au lancement de 12 nouveaux produits sur le marché.
Ces partenariats public-privé illustrent l’approche collaborative suisse qui permet de transformer rapidement les découvertes scientifiques en produits commercialisables, renforçant ainsi la position du pays comme leader dans l’innovation alimentaire.

Le marché suisse offre aujourd’hui une diversité impressionnante de confiseries sans sucre, des alternatives grand public aux créations artisanales haut de gamme. Cette variété permet aux consommateurs helvétiques de satisfaire leurs envies de douceur tout en respectant leurs objectifs de santé.
Les tablettes de chocolat sans sucre constituent le segment le plus développé du marché. Parmi les options les mieux notées par les consommateurs suisses, on trouve :
Le secteur des bonbons sans sucre s’est considérablement développé ces dernières années :
Ce segment connaît une expansion rapide avec :
Le marché suisse des confiseries sans sucre se divise en trois segments de prix distincts :
Entrée de gamme (3-5 CHF) :
Milieu de gamme (5-10 CHF) :
Haut de gamme (10+ CHF) :
Le marché suisse des confiseries sans sucre présente un taux de production locale de 58%, un chiffre nettement supérieur à la moyenne européenne (37%). Cette préférence pour le « Swiss made » s’explique par plusieurs facteurs :
Parmi les marques importées, les plus populaires sont belges (Cavalier), allemandes (Xucker) et françaises (Gerblé), mais elles se positionnent généralement sur des segments spécifiques où l’offre locale est moins développée.
Les supermarchés Coop et Migros proposent le choix le plus large, avec respectivement 150 et 120 références de confiseries sans sucre. Les assortiments les plus complets se trouvent dans les Coop City et les Migros MM/MMM des centres urbains.
Chez Manor Food, on trouve une sélection plus restreinte mais axée sur le haut de gamme, avec notamment des importations exclusives de chocolats belges et italiens sans sucre.
Les discounters Aldi et Lidl ont également développé leur offre, principalement sur le segment d’entrée de gamme, avec des prix débutant à 1,99 CHF.
Les pharmacies et drogueries comme Amavita, Sun Store et Dr. Bähler proposent des gammes spécialisées de confiseries sans sucre, souvent positionnées comme des alternatives santé et accompagnées de conseils nutritionnels.
Les magasins diététiques et boutiques bio comme Müller, Alnatura et Bio c’ Bon offrent une sélection axée sur les produits naturels, souvent sans édulcorants artificiels.
Les chocolateries artisanales développent de plus en plus leurs propres versions sans sucre. On peut citer notamment les boutiques Läderach, Sprüngli, Pascoët et Du Rhône qui proposent des créations premium.
Le e-commerce spécialisé comme Kanela.ch, Farmy.ch et Kazidomi.ch propose des assortiments étendus de confiseries sans sucre, souvent avec des marques absentes des circuits traditionnels.
Les sites des producteurs permettent d’accéder à des gammes complètes. Par exemple, SwissNoSugar.ch propose plus de 40 variétés de confiseries sans sucre artisanales livables dans toute la Suisse.
Les plateformes dédiées au diabète comme DiabeteShop.ch se sont également diversifiées pour proposer une large gamme de douceurs adaptées aux personnes suivant un régime sans sucre.
L’essor des confiseries sans sucre ne représente pas uniquement une tendance de consommation, mais constitue également un phénomène aux multiples répercussions sur l’économie suisse et son environnement. Cette transformation du marché génère de nouvelles dynamiques industrielles et commerciales tout en soulevant des questions environnementales importantes.
Le secteur des confiseries sans sucre a contribué à la création de plus de 850 emplois directs en Suisse depuis 2019, selon les chiffres de l’Association suisse des fabricants de confiseries (ASFC). Ces postes se répartissent entre la production (45%), la recherche et développement (25%), et la commercialisation (30%).
Ce dynamisme se traduit également par l’émergence de nouvelles entreprises spécialisées. Depuis 2020, pas moins de 37 start-ups dédiées aux alternatives sucrées ont été créées sur le territoire helvétique, avec un taux de survie à trois ans remarquable de 78%, bien supérieur à la moyenne des jeunes entreprises alimentaires (61%).
Les opportunités commerciales s’étendent aux services périphériques comme la certification, le conseil nutritionnel et l’analyse sensorielle. Le cabinet Ernst & Young estime que chaque franc suisse investi dans la production de confiseries sans sucre génère 1,7 CHF d’activité économique indirecte.
Les fabricants suisses de confiseries sans sucre se distinguent par leur approche écoresponsable. Une étude de l’EPFZ révèle que 73% d’entre eux ont adopté des chartes de durabilité allant au-delà des exigences légales, contre seulement 42% pour les confiseurs traditionnels.
La marque Villars, par exemple, a investi 7,8 millions de CHF pour réduire de 35% l’empreinte carbone de sa ligne de production sans sucre, notamment grâce à l’installation de panneaux solaires couvrant 60% des besoins énergétiques de l’usine de Fribourg.
Les nouvelles unités de production dédiées aux confiseries sans sucre intègrent généralement des technologies plus économes en eau et en énergie. L’usine SwissNoSugar de Monthey (VS), inaugurée en 2022, consomme 47% moins d’eau et 38% moins d’électricité par kilogramme produit que les installations classiques.
Cette orientation durable s’étend également aux emballages, avec une utilisation croissante de matériaux recyclés ou biodégradables. La marque Läderach a notamment remplacé l’intégralité des emballages plastiques de sa gamme Wellness par des alternatives à base de cellulose compostable.
L’essor des alternatives sans sucre a initialement suscité des inquiétudes chez les betteraviers suisses, qui fournissent la matière première à l’unique raffinerie nationale, Sucre Suisse SA. La production annuelle de sucre en Suisse, d’environ 250’000 tonnes, contribue à hauteur de 120 millions de CHF au PIB agricole du pays.
Toutefois, l’impact réel s’est avéré moins sévère que redouté. La réduction de la demande intérieure (estimée à 7% entre 2019 et 2023) a été partiellement compensée par l’exportation et la diversification des débouchés. Sucre Suisse SA a notamment développé une gamme de sirops de sucre à faible index glycémique pour l’industrie alimentaire.
Le programme FarmSweet, lancé en 2021 par l’Office fédéral de l’agriculture, accompagne 115 exploitations de betteraves sucrières dans leur transition vers des cultures alternatives ou à plus forte valeur ajoutée, comme la stévia ou les fibres végétales utilisées dans les confiseries sans sucre.
Les prévisions pour le marché suisse des confiseries sans sucre sont résolument positives. Une étude de Credit Suisse anticipe un taux de croissance annuel composé de 8,3% jusqu’en 2028, portant le marché à plus de 350 millions de CHF.
Cette croissance devrait s’accompagner d’une montée en gamme continue, avec un positionnement de plus en plus premium des produits suisses, se différenciant des alternatives importées par leur qualité et leur profil nutritionnel.
L’innovation technologique restera un moteur essentiel, avec des investissements prévus de plus de 60 millions de CHF dans la recherche et développement sur les cinq prochaines années. Ces efforts se concentreront notamment sur l’amélioration des propriétés organoleptiques et la réduction des coûts de production pour rendre ces alternatives plus accessibles.
Le potentiel à l’exportation représente également un axe de développement majeur. Actuellement, seuls 22% des confiseries sans sucre produites en Suisse sont exportées, contre 67% pour les chocolats traditionnels, suggérant une marge de progression importante sur les marchés internationaux, particulièrement en Asie où la demande explose.
Oui, les confiseries sans sucre présentent généralement un profil nutritionnel plus favorable que leurs homologues traditionnels. Elles contiennent en moyenne 30 à 60% de calories en moins et n’entraînent pas les pics de glycémie associés à la consommation de sucre.
Toutefois, il est important de noter que « sans sucre » ne signifie pas automatiquement « bon pour la santé ». Certains produits peuvent contenir des matières grasses en quantité importante ou des additifs controversés. La clé reste la modération et le choix de produits aux ingrédients de qualité.
La Société Suisse de Nutrition recommande de privilégier les confiseries sans sucre qui utilisent des édulcorants naturels et qui sont enrichies en fibres, ce qui améliore leur profil nutritionnel global.
L’écart de prix entre les versions traditionnelles et sans sucre varie selon les catégories de produits :
Cet écart s’explique par le coût plus élevé des édulcorants (3 à 5 fois plus chers que le sucre raffiné), des processus de production plus complexes et des volumes de vente encore inférieurs limitant les économies d’échelle.
Bonne nouvelle : l’écart de prix tend à se réduire progressivement (-5% en moyenne chaque année depuis 2020) grâce à l’augmentation des volumes et aux progrès technologiques.
Les avis des experts suisses convergent sur plusieurs points :
Le Dr. Michel Burnier, néphrologue et nutritionniste à l’Université de Lausanne, conseille de « privilégier les confiseries sans sucre aux édulcorants naturels pour les enfants, tout en maintenant la priorité sur les aliments frais et non transformés ».
Il est également important de noter que le xylitol peut avoir un effet laxatif chez les enfants même à doses modérées, ce qui justifie une surveillance accrue.
En Suisse, les confiseries sans sucre sont soumises à des régulations strictes :
La Suisse applique généralement des normes plus strictes que celles de l’UE concernant les additifs alimentaires et les seuils de résidus autorisés, ce qui confère aux produits helvétiques une réputation de haute qualité.
En Suisse romande
De nombreux artisans proposent également la vente en ligne avec livraison dans toute la Suisse, permettant aux amateurs de confiseries sans sucre d’accéder à ces produits quel que soit leur lieu de résidence.
L’essor des confiseries sans sucre en Suisse témoigne d’une évolution profonde de notre rapport à l’alimentation et au plaisir gustatif. Loin d’être une simple tendance passagère, ce phénomène s’inscrit dans une transformation durable des habitudes de consommation, marquée par une recherche d’équilibre entre gourmandise et santé.
La Suisse, avec son expertise reconnue dans l’industrie chocolatière et confisière, se positionne naturellement comme un laboratoire d’innovation pour ces alternatives plus saines. Les avancées en matière d’édulcorants naturels, de techniques de production et de recherche nutritionnelle permettent aujourd’hui de proposer des confiseries sans sucre qui rivalisent de plus en plus avec leurs homologues traditionnels en termes de goût et de texture.
Cette évolution offre de nouvelles perspectives pour les producteurs, les distributeurs et les consommateurs helvétiques. Elle stimule la création d’emplois, favorise l’innovation et répond aux attentes croissantes d’une clientèle soucieuse de son bien-être sans vouloir renoncer au plaisir.
Les défis restent nombreux, notamment en termes d’accessibilité des prix, de perception sensorielle et d’impact environnemental. Cependant, l’engagement des acteurs du secteur et le soutien des institutions de recherche laissent présager un avenir prometteur pour les confiseries sans sucre en Suisse.
En définitive, ces produits incarnent parfaitement la philosophie helvétique : recherche de l’excellence, innovation pragmatique et équilibre harmonieux entre tradition et modernité. Ils nous rappellent qu’il est possible de se faire plaisir tout en prenant soin de sa santé, une équation que les Suisses semblent de plus en plus disposés à adopter dans leur quotidien.

Pour identifier les véritables confiseries sans sucre, soyez attentif aux mentions suivantes sur les emballages :
Vérifiez également la liste des édulcorants utilisés. Les codes E950 à E969 désignent différents édulcorants de synthèse, tandis que le xylitol (E967), l’érythritol (E968) et la stévia (E960) sont considérés comme plus naturels.
Attention à la mention « teneur réduite en sucres » qui signifie simplement une réduction de 30% par rapport à un produit similaire, mais peut toujours contenir une quantité significative de sucre.
Parmi les alternatives au sucre disponibles en Suisse, certaines se distinguent par leur profil nutritionnel :
Privilégiez les produits utilisant ces alternatives plutôt que les édulcorants artificiels comme l’aspartame ou le sucralose, dont l’impact à long terme sur la santé reste débattu.
Pour une personne souhaitant remplacer intégralement ses confiseries traditionnelles par des versions sans sucre, voici une estimation des coûts mensuels en Suisse :
À titre de comparaison, le budget mensuel moyen d’un Suisse pour les confiseries traditionnelles s’élève à environ 55-75 CHF. Le surcoût des alternatives sans sucre est donc estimé entre 20% et 45% selon les gammes de produits choisies.
L’adoption progressive est souvent la stratégie la plus économique : commencer par remplacer certains produits tout en maintenant d’autres dans leur version traditionnelle, mais en quantité réduite.
Plusieurs outils numériques développés en Suisse peuvent vous aider à gérer votre consommation de sucre :
Ces applications sont disponibles gratuitement ou pour un coût modique (2-5 CHF), et certaines sont même remboursées par les caisses d’assurance maladie complémentaires comme CSS, Helsana et Groupe Mutuel dans le cadre de leurs programmes de prévention.
Pour approfondir vos connaissances sur les confiseries sans sucre et leurs impacts sur la santé, voici quelques experts suisses reconnus dans ce domaine :
Ces experts proposent régulièrement des conférences, webinaires et publications accessibles au grand public.
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