Protéines : les quantités recommandées selon votre âge en Suisse
Vous pouvez manquer de protéines sans vous en rendre compte. En Suisse, ce déficit touche surtout les plus de 50 ans. Pourtant, les besoins augmentent précisément à cet âge. Adapter votre apport améliore votre énergie, votre force et votre autonomie.
Une alimentation légèrement ajustée peut déjà faire la différence. Voici les quantités recommandées en 2026, les meilleures sources locales et comment les répartir efficacement sur la journée.
Quelle quantité de protéines selon votre âge ?

Vous mangez “normalement”. Mais cela ne garantit pas un apport suffisant.
La Société Suisse de Nutrition recommande une base de 0,8 g/kg/jour pour un adulte en bonne santé. Ce besoin augmente avec l’âge pour compenser la perte musculaire naturelle.
Apports recommandés en 2026
- 18–55 ans : 0,8 g/kg/jour
- 55–65 ans : 1,0 g/kg/jour
- 65 ans et + : 1,2 g/kg/jour
- Sportifs : 1,2 à 2,0 g/kg/jour
- Femmes enceintes : 1,0 g/kg + 10 g
Exemple concret
- Adulte de 70 kg : environ 56 g/jour
- Senior de 65 kg : environ 78 g/jour
💡 Bon à savoir : En cas de surpoids, basez votre calcul sur votre poids idéal.
Voici pourquoi. Avec l’âge, le corps utilise moins efficacement les protéines. L’apport doit donc augmenter pour maintenir la masse musculaire.
Les Suisses consomment-ils assez de protéines ?

Les moyennes nationales semblent correctes. Mais elles masquent une réalité plus nuancée.
Selon les données menuCH actualisées en 2026 :
- Hommes : environ 97 g/jour
- Femmes : environ 70 g/jour
Le déficit augmente avec l’âge
- 18–34 ans : ~15 % en déficit
- 35–49 ans : ~20 %
- 50–64 ans : ~30 %
- 65–75 ans : jusqu’à 50 %
Ce n’est pas tout. Le problème s’accentue après 65 ans.
Les principales causes
- Diminution de l’appétit
- Difficultés de mastication
- Digestion plus lente
- Isolement social
- Mauvaise connaissance des besoins
Un senior peut conserver ses habitudes alimentaires et manquer malgré tout de protéines. La différence est réelle.
Quelles sont les meilleures sources de protéines en Suisse ?

Vous n’avez pas besoin de compléments coûteux. Les aliments locaux couvrent largement les besoins.
Sources animales
- Fromages suisses (Gruyère, Sbrinz) : 28–30 g / 100 g
- Bœuf maigre : ~26 g / 100 g
- Poissons des lacs : 23–26 g / 100 g
- Œufs : ~13 g par unité
- Séré maigre : 12–14 g / 100 g
Sources végétales
- Graines de courge : 35,6 g / 100 g
- Seitan : ~28 g / 100 g
- Amandes : 25–26 g / 100 g
- Lentilles : jusqu’à 25 g / 100 g sèches
- Tofu ferme : 14–15 g / 100 g
💡 Bon à savoir : Associer céréales et légumineuses améliore la qualité des protéines.
Et concrètement ? Un repas simple comme riz + lentilles fournit des protéines complètes et accessibles.
Comment bien répartir ses protéines sur la journée ?

Vous concentrez vos apports le soir. C’est une erreur fréquente.
Le corps assimile mieux les protéines lorsqu’elles sont réparties sur plusieurs repas.
Exemple pour un senior de 65 kg (≈78 g/jour)
- Petit-déjeuner : œufs + pain complet → 16 g
- Collation matin : séré maigre → 18 g
- Déjeuner : poisson + quinoa → 32 g
- Collation après-midi : fromage → 9 g
- Dîner : lentilles + légumes → 12 g
Total : environ 87 g.
Voici pourquoi. Une répartition régulière optimise la synthèse musculaire et limite les pertes.
Les bonnes pratiques
- Consommer 20 à 25 g par prise
- Ajouter une source protéique à chaque repas
- Intégrer une collation riche en protéines
- Varier les sources pour éviter la lassitude
En pratique, ça change tout. Même une petite collation peut corriger un déficit quotidien.
Peut-on consommer trop de protéines ?

Vous craignez un excès. Dans la plupart des cas, ce risque reste faible.
Chez une personne en bonne santé, jusqu’à 2 g/kg/jour est considéré comme sûr selon les recommandations européennes.
Situation actuelle en Suisse
La consommation moyenne se situe entre 1,1 et 1,2 g/kg/jour.
Les cas nécessitant vigilance
- Insuffisance rénale
- Diabète
- Maladies spécifiques
Dans ces situations, un suivi médical reste indispensable.
Ce n’est pas tout. L’activité physique renforce fortement les bénéfices des protéines sur le long terme.
💡 Bon à savoir : Associer protéines et activité physique limite efficacement la sarcopénie.
Conclusion verdict
Les besoins en protéines en Suisse restent souvent sous-estimés après 50 ans. Le problème principal ne vient pas de la quantité totale consommée, mais de l’augmentation des besoins et d’une mauvaise répartition sur la journée.
En 2026, près d’un senior sur deux présente encore un déficit. Pourtant, des solutions simples existent avec des aliments locaux comme les fromages suisses, les œufs ou les lentilles. Répartir vos apports et varier vos sources améliore directement votre énergie et votre masse musculaire. Ajuster votre alimentation dès maintenant permet de préserver votre autonomie et votre qualité de vie sur le long terme.
Dernière mise à jour : Avril 2026


